lundi 30 novembre 2009
Menu de décembre - semaine 1
samedi 21 novembre 2009
Menu de novembre - semaine 2
dimanche 15 novembre 2009
Les menus de fiso: novembre 1

samedi 14 novembre 2009
Menu de novembre - semaine 1
Idée de menu pour cette semaine élaboré à partir d'ingrédients déjà présents dans ma cuisine -- et, sans le vouloir, tous de saison !
Globalement, il y a assez peu de viande -- et dans ce menu, quand il y en a, c'est exclusivement du porc... ce qui n'est pas exprès. On se fait généralement un bon plat avec de la bonne viande achetée chez le boucher environ une fois par semaine. Le reste de la semaine, c'est plutôt légumes.
Voilà voilà...
Tartiflette
(Ripailles - p86 mais on a rajouté des lardons et déglacé au vin blanc)
Endives braisée au miel et au citron avec terrine (faite avec le reste de rôti de porc au lait)
(Cuisine, mode d'emploi - p60 mais la recette ne donnait pas de proportions... J'ai mis au pif du beurre, du miel, un jus de citron et de l'eau au fur et à mesure que le caramel cramait ! Mais le résultat était bon ! )
Salade de lentilles aux herbes fraiches
(Ripailles - p132. Il me manquait juste la coriandre et je pense que ça aurait été vraiment bon avec. Et je me dis que j'aurais pas dû rincer les lentilles après cuisson comme dit dans la recette ; ça avait trop goût d'eau. )
Risotto à la milanaise
(www.750g.com : ici la recette. Ici, il ne met que 5cl de vin -- j'en ai toujours mis 25 ! J'ai essayé avec 5, c'est tout aussi bon, en fait. Pas forcément besoin de noyer le riz dans le vin blanc donc. )
Fricassée de volaille à l'ancienne avec pommes vapeurs
(La popote des potes - p181. J'ai finalement passé la sauce au chinois (en mettant de côté les petits légumes pas trop réduits en bouillie) du coup, c'était plus présentable... et vraiment bon. Bon... Pas à faire tous les jours vue la quantité de farine, de beurre et de crème fraiche... Mais trop trop bon !
Crème de chou-fleur en émulsion avec les restes de la fricassée
(Ripailles - p122. L'émulsion en question n'est pas franchement impressionnante mais la crème de chou-fleur est bonne. Et il n'y a pas eu vraiment besoin des restes de la fricassée pour compléter le repas !)
BILAN DE LA SEMAINE
Carrément encourageant : Je n'ai fait que des choses que je n'avais jamais faites, voire même goûtées ; on a mangé plein de légumes différents ; j'avais envie de faire la cuisine en rentrant le soir et on s'est fait vraiment plaisir sans forcément dépenser trop...
Défi pour la semaine qui vient : sortir du plat unique ?
To be continued...
Roti de porc au lait braisé
jeudi 12 novembre 2009
Endives et enfants

Alors voilà, c'est fait: j'ai enfin fait goûter les endives à mes trolls...et même avec du jambon et de la béchamel...ça ne passe pas trop!
samedi 7 novembre 2009
Vous avez dit "trentenaire" ?
« Ni pauvres ni riches. Ni heureux ni malheureux. Ni soumis ni révoltés. Ni vils ni nobles. Ni pro ni anticapitalistes. Nous
voilà, les salariés, les cadres (trentenaires, ndlr), vaste armée démobilisée et sceptique attendant, sinon le Grand Soir, au moins le soir. » Qui ose dépeindre ainsi le désenchantement des jeunes diplômés des grandes écoles, dans ce pays dont les deux mots d’ordre récents (« Travailler plus pour gagner plus » et « La chasse à la glandouille ») bénéficient d’un large consensus ? Qui ose présenter les forces vives de la nation aussi démotivées, éreintées d’avance par l’ennui mortel de la vie de bureau, comptant leurs heures comme de vulgaires gratte-papier malgré des études longues et sacrificielles, tout en rêvant d’intensité, de vie de famille, de voyages au bout du monde, de métiers artistiques, de joies simples ? Qui ose parler ainsi ?
Teodor Limann. A32 ans, ce polytechnicien a déjà une brillante carrière derrière lui, entre cabinets de consultants prestigieux et directions financières de grands groupes. Son petit livre générationnel (1) réussit la prouesse d’être à la fois décapant et très bien écrit. Avec un sens aigu du détail, il évoque les mille et un sacrifices encaissés par sa génération pour se fondre sans convictions dans le moule ultra-formaté de l’entreprise. « Une génération romantique est ainsi en train d’éclore, écrit-il, et c’est là une bien curieuse ironie de voir des bataillons de diplômés surentraînés prêts à tout pour échapper au costume-cravate et n’être jamais directeurs de rien. » Ce fils de profs, qui publie sous pseudo pour ne pas mettre en péril son parcours professionnel, ne remet pas en question l’idée même de travail, mais semble traversé par une seule et vaste question : « Tout ça pour quoi ? »
Combien sont-ils, ces jeunes diplômés de grandes écoles rêvant comme Teodor Limann d’être hommes au foyer dans une petite maison de pêcheur, passant leurs journées à s’occuper des enfants et leurs nuits à écrire des romans ? Combien sont-ils qui étouffent leur vague à l’âme chaque matin sous leur costume Agnès b. avant de s’enquiller, pour un (très) bon salaire et à un poste jugé plus qu’enviable par l’ensemble ou presque de la société, dix ou douze heures absurdes devant leur ordinateur ? Certains objecteront que le blues du jeune normalien, le spleen post-HEC et l’errance métaphysique des polytechniciens ne pèsent pas lourd face à l’angoisse de hordes de gamins sans qualification
qui rêvent de décrocher, un jour peut-être, un CDD au Smic. C’est vrai. Sauf que cette nouvelle défiance des élites vis-à-vis du monde du travail, constatée par moult économistes, sociologues, directeurs d’études et spécialistes des ressources humaines de ce pays, illustre une tendance qui sent le long terme et risque de se propager dans toutes les couches de la société.